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Hijack : l'art en de nouveaux horizons

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L’art n’échappe pas à l’air du temps. Quand on est né à Los Angeles en 1992 et si l’on commence à s’inscrire dans le métier d’artiste au cours de la première décennie du XXI ème siècle, l’art vous tape à l’œil. Il vous en met plein la vue.  Tout est visuel et tout vous invite d’emblée à investir l’univers de l’image. On ne peut que plonger dans le grand bain des représentations  du monde que ces stars  ont crées,  disponibles à tous et qui attirent les feux les plus vibrants des projecteurs.

 

Dans cette ère Post-Warholienne, où chacun peut se forger son quart d’heure de célébrité, les artistes qui font alors le buzz, ce sont précisément ceux dont la gloire médiatique explose en quelques secondes de façon déflagrante dans les rues. Leur puissance est telle qu’elle persiste comme une image rétinienne des mois, des années, des décennies. Et la célébrité avec…

 

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La première fée qui se penche sur le berceau de Hijack, c’est d’abord son géniteur. Son père, c’et Mr. Brainwash. Ce vidéo-cinéaste et « street-pop artiste », de son vrai nom Thierry Guetta, a conquis son blaze à deux cents à l’heure.  Les  revues d’art en pointe et même les journaux grand public ne cessent de parler de son imagination  débordante. Et aussi des images extraordinaires qu’il a subverties et qui animent les artères des grandes villes. Les amis de cet ouragan des murs sont comme lui des « Street Artists ».  Excusez du peu, ils s’appellent Space Invader, Shepard Fairey et le cultissime et secrétissime  Banksy dont les œuvres s’arrachent pour des millions de dollars. D’ailleurs Bansky a été désigné « personnalité de l’année »  lors des Webby Awards qui récompensent annuellement les vedettes du web mondial.

 

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Hijack, bien sûr, n’hésite pas à entrer dans la carrière, même si ses aînés y sont encore… À son tour, d’entrée de jeu, il se fait repérer. De nuit, il enlumine de peinture les fonds de murailles de ciment ou de béton défraîchi et écaillé.  Et sur ces espaces qu’il s’est appropriés, il joue du pochoir. Mais sa marque, sa différence, ce sont les slogans de toute première force qu’il y inscrit : « Dream with your eyes open », « Youre never too young to dream big »,  « The sky is not the limit »,  « Youre never too young to love », « Perfection is false »… Hijack a eu la bonne idée marketing d’inscrire ces aphorismes new-style, provocants et rafraîchissants sur ces panneaux publicitaires « open » que sont les murs de Los Angeles puis de Londres.  Il choisit aussi, sage précaution,  les avenues les plus hantées par les automobilistes comme Runyon Canyon ou fréquentées par les touristes comme Melrose avenue à L.A. Et ça fait tilt… Et même boum…

 

En juin 2013, alors qu’il va exposer à la prestigieuse Galerie Mead Carney, sur Dover Street, à Londres, dans le quartier huppé de Mayfair,  Hijack a droit immédiatement à des papiers ou des articles web enthousiastes dans Art of England, The Art Newspaper, The Telegraph…  Et Caroline Frost dans le Huffington Post UK se pose même la question : « Est-il le nouveau Bansky ? En octobre de la même année, il est invité au Mexique à l’Art center de Guadalajara. Le succès est tel que l’exposition est prolongée de plusieurs mois.

 

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L’an dernier, la Galerie Moretti & Moretti, entre la Bastille et le Marais, avait montré quelques œuvres de Hijack dans sa vaste exposition Street and Pop. Il y revient cette année en force et en solo dans son show « Life through street art ». Pour nous donner à voir et à rêver de nouveaux horizons…

Jacques Bouzerand

 

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27/05/2014
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