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La troisième voie de Jean-Pierre Logerais

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Logerais en est déjà à sa troisième vie. Tout jeune, il s’était consacré à la peinture. Il séduisait déjà suffisamment alors  les amateurs d’art pour monter des expositions personnelles ( à Saumur, à Besançon...), pour participer à des expositions collectives, comme "Grands et jeunes d’aujourd’hui" au Grand Palais  à Paris,  ou des expositions d’art contemporain à Montréal, à New-York.  Dans un deuxième temps, et pendant vingt cinq années, cette passion pour les pinceaux avait fait place à celle de l’équerre et du fil à plomb de l’architecte et de l’urbaniste. À ce titre, il prend en charge dans son travail la mémoire de la Ville en restaurant le théâtre d’Angers, celui de Fougères, en réaménageant le Cours Sully à Nantes… Il réfléchit à l’intégration de l’élément construit dans le paysage naturel  et applique ses intuitions à la Maison de la jeunesse de Grand Quevilly, aux Jardins de l’Atlantique à Talmont Saint-Hilaire, à l’Hôtel du Vaujou à La Pommeraie ou à l’École supérieure du bois à Nantes… Il pense à la transmission des savoirs et des arts en construisant le Théâtre de Laval,  le Lycée Alcide d’Orbigny à Bouaye, le Collège Jean Mermoz à Angers, le Lycée Saint-Joseph à La Pommeraie, le Lycée Jean Monnet aux Herbiers, l’École d’ingénieurs de l’aéronautique de Laval… Il alimente de ses réflexions sur ces sujets, sur l’habitat social, le logement ; sur les matériaux ( bétons, métaux, minéraux , bois, verres, altuglas… ) le livre de Vanessa Logerais et d’un collectif de connaisseurs, « Architecture - Jean-Pierre Logerais », paru en 2003 aux éditions Coiffard.

 

Et puis, en 2010, réinvesti par ses vieux démons, Jean-Pierre Logerais revient à la palette, aux crayons, aux pinceaux… Son travail de peintre lui confère une nouvelle dimension, enrichie de son parcours de constructeur, de bâtisseur. En moins de deux ans, il constitue un catalogue déjà fourni de 200 dessins, montages photographiques, grandes toiles. Ces œuvres, à la fois subtiles et puissantes, installent un gigantesque panorama de personnages mystérieux, surgis dans la contemplation de petites figurines de papier. Ces êtres étranges enfantés dans l’imagination prennent corps sur le papier ou sur la toile et, comme des Golem, dansent leur vie. Des couleurs somptueuses (sublimes rouges), des glacis performants en font des icones d’un univers très personnel. Ce travail est déployé à la « Galerie des Archives-Yves Klein », avenue du Maine à Paris,  jusqu’au 31 janvier.

 

Jean-Pierre Logerais a inventé le décor de la pièce de Théâtre « Le désert des Tartares » adaptée par Xavier Jaillard du livre de Dino Buzzati. La pièce est jouée jusqu’au 31 mars au Petit Hébertot à Paris. 



18/01/2012
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